Chroniques de Steven·Classique

La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne

Note : ★★★★★ — « La lettre écarlate est finalement un classique que j’ai adoré découvrir. Ce dernier a été aussi percutant que charmant à lire. A travers son personnage, martyr de la société puritaine, Nathaniel Hawthorne offre au lecteur une héroïne des plus loyale, courage et indépendante qu’il m’ait été donné de lire. Je ne peux que recommander la lecture de ce dramatique récit, au romantisme pur et sincère. »


Que les hommes tremblent de conquérir la main d’une femme sans conquérir du même coup son amour !

Résumé :
La lettre écarlate, c’est la marque au fer rouge qui désigne la femme adultère dans l’Amérique du puritanisme obsessionnel de l’époque coloniale.
Trois personnages : Hester qui vit avec une dignité admirable sa faute et sa solitude. Arthur Dimmesdale, le jeune pasteur dont les élans mystiques soulèvent à Boston l’enthousiasme des fidèles mais qui, ensorcelé par Hester, ne parvient ni à dominer ni à vivre sa sensualité. Chillingworth, le mari, qui pendant des années tourmentera en silence le pasteur jusqu’à la folie et la mort.

Chronique :
Ce classique m’était totalement inconnu et je suis plus que ravi d’avoir pu le découvrir grâce à la merveilleuse collection de romans éternels.

En effet, La lettre écarlate est un roman percutant et poignant. Je me suis pris une véritable gifle lors de cette lecture. Nathaniel Hawthorne offre une sombre et dramatique histoire tout en étant poétique et romantique à la fois. J’ai beaucoup apprécié ce contraste présent tout au long du roman. Il faut dire que le destin de Hester est d’une cruauté sans nom et d’une violence morale et parfois physique inouïe. Cette dernière se retrouve marquée à la poitrine d’une lettre lui rappelant son adultère aux yeux de la société puritaine. Bien que tragique, son destin n’en devient pas moins finalement sa fierté et le commencement de son indépendance. C’est un personnage fort et digne qui m’a été présenté. Cette dernière ne cessera de se tenir droite devant cette société aussi hypocrite, qu’immorale. Ainsi, en élevant seule son enfant, c’est finalement le portrait d’une héroïne et d’une femme fière et indépendante que dresse l’auteur. J’ai été subjugué face à ce personnage. De plus et grâce à sa dimension humaine, j’ai ressenti énormément d’empathie face à cette dernière.
Par conséquent, j’ai réellement détesté les deux autres personnages formant ce triangle amoureux déchirant. Qu’il s’agisse de son mari ou du pasteur Arthur Dimmesdale, aucun des deux n’a réveillé ma sympathie et seul ce dernier m’a fait pitié face à sa lâcheté qui le poursuivra jusqu’à sa rédemption.

Le plus remarquable reste qu’à travers le portrait de Hester, l’auteur dresse une véritable critique de la société puritaine. Je connaissais que très peu ce courant spirituel et j’ai apprécié en découvrir les nombreux défauts et déboires. Ce mouvement est d’une violence morale et physique cruelle et j’ai été victime d’une injuste chasse aux sorcières. Le plus intéressant par ailleurs est que les ancêtres de Nathaniel Hawthorne ont fait partie de ce mouvement et ainsi, ce roman fut pour lui une sorte d’exutoire de leurs péchés.
De plus et quand bien même la noirceur de ce récit, j’ai été surpris par la dimension romantique de son œuvre. En effet, Hester reste profondément loyale au père de sa petite Pearl. En gardant son secret enfuit et en subissant à elle seule les nombreuses répercussions de son adultère, celle-ci démontre à tous le pouvoir que peut donner l’amour à quiconque.
Les quelques reproches que j’aurais à émettre proviennent de la plume de l’auteur. Celle-ci m’a parue quelque fois assez alambiquée et assez capricieuse à lire. Pour autant et dans sa globalité son style reste accessible à tous et se lit avec une certaine facilité. Seul le prologue me laisse assez perplexe car je ne sais toujours pas si celui-ci est totalement réel ou imaginé.

La lettre écarlate est finalement un classique que j’ai adoré découvrir. Ce dernier a été aussi percutant que charmant à lire. A travers son personnage, martyr de la société puritaine, Nathaniel Hawthorne offre au lecteur une héroïne des plus loyale, courage et indépendante qu’il m’ait été donné de lire. Je ne peux que recommander la lecture de ce dramatique récit, au romantisme pur et sincère.

6 commentaires sur “La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne

    1. Je suis content de voir que ma chronique te plaise et te donne envie. Je ne peux qu’approuver ta décision et en plus si tu veux tu peux trouver cette sublime version jusqu’à mercredi chez ton buraliste.
      Quoiqu’il en soit c’est une lecture percutante et totalement poignante !

      Aimé par 1 personne

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