Classique

Nanon de George Sand

Note : ★★★☆☆ — « Bien qu’assez sceptique par ma lecture de Nanon, j’avoue être curieux quant aux autres œuvres de George Sand que j’espère avoir la chance de découvrir un jour. En attendant, je retiens de cette lecture la solidité des personnages dévoilés et les difficultés rencontrées par notre peuple lors de la révolution française.<« 


Pour connaître une joie intense, il faut, à défaut d’une forte charpente corporelle, posséder une âme enthousiaste.

Résumé :
C’est en 1850, à la fin de sa vie, que la marquise de Franqueville écrit ses Mémoires. A la veille de la Révolution, la petite Nanon, pauvre paysanne illettrée, devient l’amie du « petit moine » Emilien de Franqueville, bientôt rendu à l’état laïque par la fermeture des couvents. L’écho de la Révolution ne parvient que très assourdi dans ces campagnes reculées, mais la vieille société féodale chancelle, les biens nationaux sont vendus et Nanon va pouvoir, à force de courage et d’intelligence, conquérir son destin de femme. Poème champêtre à la gloire de la Creuse et du Berry, hymne au XVIIIe siècle de Rousseau, ce roman évoque la Révolution du point de vue de la paysannerie, classe majoritaire dont le XIXe siècle a peu tenu compte. Publié en 1872, peu de temps après le traumatisme de la Commune, Nanon est porté par les convictions républicaines et féministes de George Sand, dont c’est sans doute la dernière grande œuvre.

Chronique :
George Sand est une énième auteure que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant et que j’ai pu découvrir grâce à la collection Romans Éternels. Pourtant cette dernière semble avoir eu un certain succès et semble faire partie des auteurs français en vogue du genre littéraire. Pour autant et maintenant que je viens de fermer Nanon, l’un de ses derniers ouvrages, je dois bien admettre ne pas être totalement convaincu par ma lecture.

Mon scepticisme provient avant tout de la plume et du style parfois un peu trop alambiquée et maniérée de George Sand. En effet, cette dernière m’a souvent perdu au cours de ma lecture par quelques longueurs, alors que certains passages ont le mérite d’être percutants et totalement accrochants. J’aurais aimé que Nanon soit constitué de cette manière plutôt que parsemé de certains passages s’éternisant. D’autant plus que ce roman est assez court et rentre très vite dans le vif du sujet, à savoir la révolution française. C’est une période que je connais malheureusement que trop peu et j’ai aimé en apprendre davantage sur cet ère révolue. C’est pourquoi les parties concernant la vie politique française d’antan m’ont tout simplement régalé. Découvrir les différences sociales, culturelles, rurales et urbaines entre la ville et la campagne, les riches et les pauvres, les croyants et les politiciens m’a semblé fortement pertinent et parfaitement maîtrisé. Non sans en dresser une critique évidente, George Sand apporte une dimension champêtre et bucolique à son œuvre en mettant en avant le style de vie des campagnards dont j’ai apprécié ces moments d’accalmie avant la mise à mal de ces groupes sociaux.

De plus, c’est porté par le personnage de Nanon que l’auteure parvient à offrir une intrigue douce et assez mélancolique, à l’image de son style. J’ai beaucoup aimé accompagner cette jeune orpheline, élevée par son oncle et ami des bêtes, dans cette traversée et ce changement houleux de son et de notre Histoire. Bien évidemment et comme le veut l’époque, une certaine romance rythme ce récit même si cette dernière reste fortement nuancée et quasiment invisible car seul le lecteur peut le deviner et l’imaginer. Ce choix quasiment inédit pour ma part m’a beaucoup plu car il permet à l’auteure d’éviter de donner une dimension purement romantique à son œuvre et lui permet de construire des personnages solides et charismatiques qui ont su me séduire sans pour autant m’émouvoir totalement.

En bref et bien qu’assez sceptique par ma lecture de Nanon, j’avoue être curieux quant aux autres œuvres de George Sand que j’espère avoir la chance de découvrir un jour. En attendant, je retiens de cette lecture la solidité des personnages dévoilés et les difficultés rencontrées par notre peuple lors de la révolution française.

8 commentaires sur “Nanon de George Sand

  1. Je n’ai pas lu Manon, par contre je garde un bon souvenir des nouvelles Lavinia et Mettea (ou Mattea.. je ne sais plus). Elles sont dispo gratuitement en ligne si jamais tu voulais retenter 😉

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  2. J’avoue que le résumé ne m’attirait pas plus que ça malgré l’époque que j’adore ^^!
    Pour l’instant, j’ai lu Sand avec des nouvelles et j’ai plutôt bien aimé son style ☺️

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