In My Mailbox·Rendez-vous

In My Mailbox #18

In My Mailbox est un rendez-vous incontournable de la blogosphère que j’aime découvrir lorsque que je visite différents blogs. A mon tour, j’ai eu envie de partager avec vous mes achats et autres acquisitions de la semaine.

ACHATS LIVRESQUES :

Comme la semaine dernière, je dois bien admettre avoir quelque peu craqué quant à mes achats. Fort heureusement et excepté Indiana de George Sand, ainsi que la dernière intégrale de La chronique des Bridgerton de Julia Quinn, le reste de mes achats sont de la seconde main – merci Vinted !
Ainsi, j’ai pu continuer ma collection de classiques littéraires avec La Bien-Aimée et Le Maire de Casterbridge – dans son édition collector – de Thomas Hardy ainsi que Quelle Epoque ! d’Anthony Trollope. J’ai aussi reçu des lectures apparentés à un classique indétrônable, j’ai nommé Orgueil et Préjugés de Jane Austen grâce à l’avis de Charlotte concernant Une saison à Longbourn de Jo Baker mais aussi, De Darcy à Wentworth de Sybil G. Brinton. Pour finir et afin de rester dans le thème so british, je me suis offert une romance historique, Le secret de Pembrooke Park de Julie Klassen ainsi qu’un roman gothique, Rebecca de Daphné Du Maurier. Heureusement que je ne réalise jamais de bilan concernant ma PAL car je me maudirais à chaque nouveau rendez-vous…

Cette oeuvre est le premier roman qu’Aurore Dupin signe de son pseudonyme : ‘Indiana’, dont le succès a été immense, a ‘fait’ George Sand. A travers l’écriture, cette dernière a véritablement conquis sa liberté et son identité. Indiana, jeune créole issue d’une famille noble, a épousé pour son malheur un officier en retraite, âgé et brutal, le Colonel Delmare. Elle vit avec lui dans la tristesse d’un château de province. Ses seuls réconforts sont sa soeur de lait, Noun, et les visites de son cousin Ralph, jeune homme que de précoces chagrins ont rendu taciturne. Survient au château un séducteur volage, amant de Noun, Raymon de Ramière, qui, lassé de sa maîtresse, veut séduire Indiana…

Décidément, la famille Bridgerton alimente encore les ragots mondains. La cadette, Hyacinthe, que son franc-parler a écarté des listes de filles à marier, se pique de la langue de Dante et se lance dans la traduction d’un journal intime italien, très osé, aidé par ce dangereux don juan de Gareth Saint-Clair ! Gageons que cette étonnante association aboutira à un chef d’oeuvre… Quant au dernier de la famille, Gregory, c’est un irrécupérable idéaliste qui croit toujours au grand amour. Il a jeté son dévolu sur la ravissante lady Hermione Watson. Mais cette dernière aime ailleurs… Qu’à cela ne tienne ! Gregory a tout son temps et le soutien inconditionnel de la spirituelle Lucinda Abernathy…

Le sculpteur Jocelyn Pierston est hanté par la Bien-Aimée, à travers trois aventures à la fois amoureuses et imaginatives qui incarnent son obsession. Les femmes répondent comme elles peuvent à son attente, mais l’image idéale ne se laisse jamais saisir au cours de cette quête. Un roman cruel et attachant qui reprend les thèmes de Tess et de Jude l’Obscur, sur le mode tragi-comique.

Publié en 1886, Le Maire de Casterbridge s’ouvre sur une des scènes les plus dures de l’œuvre de Thomas Hardy : au cours d’une beuverie, un jeune ouvrier agricole décide de vendre femme et enfant aux enchères à ses compagnons de hasard. Vingt ans plus tard, le même homme est devenu l’un des notables de Casterbridge – nom romanesque de Dorchester, où s’enracine la vie de Thomas Hardy. La rencontre d’un jeune homme va précipiter le destin de celui que l’auteur, sans jamais le juger, décrit comme impulsif, colérique, dominateur, mais aussi capable de droiture et de fidélité, victime d’impulsions irraisonnées qui amèneront sa complète déchéance.

Dans cet ample roman victorien aux ramifications multiples, le centre de gravité est occupé par Augustus Melmotte, un financier véreux qui lance une vaste opération spéculative en Angleterre et en Amérique pour prendre au piège les investisseurs naïfs. Le procédé qu’il met en oeuvre à Londres dans les années 1870 préfigure curieusement certaines affaires du vingt et unième siècle. Melmotte n’est pas le seul à tricher. Les jeunes gens de bonne famille désargentés n’hésitent pas à payer leurs dettes de jeu en monnaie de singe et à faire la cour à de riches héritières dans le seul but de reconstituer leur fortune. On triche aussi dans le monde littéraire, où une romancière sans talent veut s’assurer les bonnes grâces des critiques pour faire vendre ses livres. On triche enfin dans le monde du journalisme et de la politique. Quelle époque ! Anthony Trollope nous en brosse un portrait sans concession dans ce roman satirique que connaisseurs et spécialistes saluent comme son chef-d’oeuvre.

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’ils sont ruinés jusqu à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor… Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours…

Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude.

Voilà ce qu’il en est pour cette semaine ! Et vous quels ont été vos achats et autres acquisitions ces derniers jours ?

15 commentaires sur “In My Mailbox #18

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