Fantasy·Science-fiction

La Guerre du Lotus, tome 1 : Stormdancer de Jay Kristoff

Note : ★★★★☆ — « Sans révolutionner le genre, Jay Kristoff offre un premier tome captivant et palpitant, développé et inspiré du folklore japonais. J’ai été fasciné et touché par la relation qu’entretiennent notre héroïne et cette fabuleuse créature japonaise, offrant une belle leçon de vie. Malheureusement, l’intrigue se dévoilant pour le moment assez usuelle et prévisible, j’espère être bien plus surpris par la suite. »

Résumé :

La jeune Yukiko fait partie des chasseurs du shôgun. Un maître cruel, qui règne sur un empire malade et vicié par la pollution des machines.
Lorsqu’il leur donne l’ordre de capturer un arashitora, un tigre de tonnerre, créature légendaire qu’on dit disparue, c’est presque un arrêt de mort. Car quiconque déçoit le shôguny perd la vie.
Yukiko accomplira l’impossible… mais s’égarera dans la dernière forêt sauvage des îles de Shima, avec pour seule compagnie un tigre de tonnerre mutilé et furieux.
Saura-t-elle dénouer les fils qui la lient mystérieusement à cette bête extraordinaire ? Et se pourrait-il qu’elle soit la mythique danseuse d’orage, l’ultime espoir de son peuple ?

Chronique :

En attendant la sortie du troisième et dernier tome de Nevernight et à l’occasion de la réédition du premier tome de cette saga dans le récent catalogue de Bragelonne, Big Bang, j’ai eu très envie de retrouver la plume de Jay Kristoff dans un tout autre univers dont je ressors conquis et convaincu malgré quelques facilités de la part de ce dernier.

Quand bien même ce n’est pas un coup de cœur, j’ai pris énormément de plaisir à retrouver le style de l’auteur à travers cette saga à l’inspiration purement nippone et à la mythologie et au folklore japonais parfaitement maîtrisés. Mêlé à ça un décor de ferraille et autres métaux typiques du steampunk et me voila fortement happé par cet univers où les dangers et la pollution rôdent. Pourtant, je ne suis pas spécialement fan de ce genre mais cet élément se démontre développé superficiellement pour me convaincre cette fois-ci. D’autant plus et bien que je connaissais déjà la plume vivante et parfaitement visuelle de Jay Kristoff, ce dernier réitère l’exploit de me faire voyager et de me faire découvrir de sombres et ténébreux décors, aux couleurs chaudes et chaleureuses spécifiques aux paysages asiatiques que j’aime tant admirer. Ainsi et sans aucune difficulté, je suis parvenu rapidement à prendre mes marques au sein de ce Japon féodal, aux multiples et nombreuses traditions. L’auteur dépeint et retransmet avec brio et réalisme toutes les us et les coutumes dédiées à l’univers japonais ainsi que sa mythologie légendaire. Ainsi, j’ai adoré croiser le chemin de divers yōkai et autres créatures mystiques que comporte ce folklore si poétique, envoûtant et mystérieux. Cependant et malgré les très bons points concernant l’univers, j’admets avoir été assez déçu par l’intrigue en elle-même. En effet, cette dernière est construite de manière habituelle et Jay Kristoff use et abuse des banalités et autres procédés spécifiques au genre littéraire. C’est pourquoi, j’ai trouvé la construction de ce récit parfois un poil trop usuelle et surtout prévisible. Néanmoins, j’ai aimé retrouver le dynamisme et le punch que je connais et admire de ce dernier. C’est pourquoi et bien que très introductif, ce premier tome se dévoile totalement captivant et palpitant à découvrir et réserve de belles surprises, comme son héroïne par exemple.

Effectivement, j’ai pris plaisir à faire plus ample connaissance avec le personnage de Yukiko qui m’a bien souvent rappelé Mia pour sa force de conviction, son altruisme ainsi que son courage. Cette jeune femme fait partie d’un important clan du renard, ce dernier fréquente le chef suprême grâce à leur position privilégiée de chasseurs au sein de cette société hiérarchique dressée par l’auteur. De par ses origines maternelles, cette dernière détient le don de communiquer avec les animaux par la pensée et celui-ci lui sera fort utile au cours de la traque contre le arashitora – cet être légendaire mi-oiseau mi-tigre – que souhaite ajouter à ses trophées leur shogun. C’est au cours de ce braconnage que notre héroïne rencontra ce fameux tigre du tonnerre censé être disparu et qu’un lien se tissera entre eux. Cette relation n’a cessé de me rappeler celle entre Eragon et Saphira, ce que j’ai totalement adoré. J’ai trouvé qu’ils formaient un duo très touchant et c’est l’un des aspects que j’ai le plus aimé au cours de cette lecture. C’est une belle leçon de vie et une magnifique histoire d’amitié que nous offre Jay Kristoff. Bien que très axé sur ce charmant duo, beaucoup d’autres personnages sont présentés dans ce premier volet, ce que j’ai trouvé par moments assez déroutant. En effet, il m’a fallut du temps pour assimiler chaque nom à chaque protagoniste et du fait de leurs consonances nippones, cela n’a pas toujours été évident. C’est pourquoi, j’aurais apprécié un glossaire – ou ces certaines notes de bas de page qui divisent tant – un peu plus étoffé. Cependant et malgré ce détail fâcheux, j’ai retrouvé en Kin, ce jeune guildien, une partie de Tric ce qui m’a fortement plu. Je regrette juste de retrouver quelques similitudes dans l’évolution des personnages ainsi que dans leurs différentes relations entre La Guerre du Lotus et N’oublie Jamais.

En conclusion et sans révolutionner le genre, Jay Kristoff offre un premier tome captivant et palpitant, développé et inspiré du folklore japonais. J’ai été fasciné et touché par la relation qu’entretiennent notre héroïne et cette fabuleuse créature japonaise, offrant une belle leçon de vie. Malheureusement, l’intrigue se dévoilant pour le moment assez usuelle et prévisible, j’espère être bien plus surpris par la suite.

25 commentaires sur “La Guerre du Lotus, tome 1 : Stormdancer de Jay Kristoff

    1. En réalité cela reste classique mais ce lit tout seul et puis avec l’offre découverte je trouve que cette saga vaut le détour même si je préfère très largement Nevernight 😉

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  1. Je ne connais pas du tout mais après avoir adoré le premier tome de Nevernight, j’ai bien envie de lire les autres romans de l’auteur. Si je suis tentée par Illuminae, c’est vrai que La Guerre du Lotus, avec l’utilisation du Japon féodal, me rend très curieuse.

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    1. Malheureusement en comparaison avec Nevernight cette saga semble un peu datée et beaucoup trop usuelle que ce qu’on connaît de l’auteur. Cependant, l’univers reste vraiment intéressant et intriguant. Je te conseille plus Illuminae rien que pour le livre-objet qu’il est 😉

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  2. Je ne connais pas cet auteur, mais ton avis sur son style d’écriture donne envie d’en découvrir plus. L’ambiance de celui-ci a l’air très sympa et la couverture est vraiment superbe ! Belle journée à toi Steven 🙂

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    1. Du fait que tu ne connaisses pas l’auteur, je ne sais quelle saga te conseiller. Si tu souhaites lire une saga assez ordinaire et accessible, laisse-toi tenter par celle-ci, mais si tu préfères une lecture plus aboutie et percutante, je ne peux que te conseiller Nevernight mon dernier coup de cœur !
      https://mavenlitterae.wordpress.com/2020/11/02/nevernight-tome-1-noublie-jamais-de-jay-kristoff/

      Merci beaucoup et très belle journée ensoleillée à toi aussi 😉

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  3. Je suis justement en train de le lire ! Contrairement à toi, j’ai plus de mal avec l’écriture, au début, du moins, et je décroche très souvent de ma lecture 😥 Mais je persévère parce que l’intrigue m’intrigue 😛 Je comprends ce que tu veux dire concernant son manque d’originalité, j’ai hâte de m’en faire mon propre avis ! 🙂

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    1. Ah oui ? L’écriture n’a vraiment pas été un soucis me concernant. Il faut dire que je savais à quoi m’attendre ayant lu et adoré Nevernight, que je ne sais si tu l’as lu.
      J’espère vraiment que tu parviendras à apprécier cette lecture malgré tes difficultés.

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  4. Il est dans ma wish list depuis un moment étant fascinée par le folklore japonais. J’aime beaucoup ce que tu dis sur la belle amitié présente dans ce roman dont le côté classique ne devrait pas trop me gêner, étant assez tolérante à ce niveau. En tout cas, il semble y avoir une certaine affinité entre la plume de l’auteur et toi 🙂

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    1. Alors tu devrais profiter de l’offre découverte qui permet de se procurer ce premier tome dans une toute nouvelle édition pour 10€ seulement.
      Concernant l’intrigue et d’habitude je suis tolérant étant donné que je lis beaucoup de fantasy mais je t’avoue que pour le coup, Jay Kristoff m’a tellement captivé pour sa démarcation que cela m’a un petit peu fâché car comme tu le soulines, j’adore cette auteur pour le ton dynamique et percutant de sa plume !
      Après je temporise en me disant qu’il ne s’agit que d’un premier tome et que l’auteur peut encore me surprendre. Et puis restons réaliste, c’est l’une de ses premières œuvres 😉

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      1. J’ai failli mais comme j’avais déjà pas mal craquer dans la semaine, je suis restée raisonnable…
        Au moins, ça prouve qu’entre ce premier roman et Nevernight, le style de l’auteur a gagné en puissance 🙂

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      2. Tu peux être fière de toi. Quand j’arrive à ne pas acheter de livre je me sens tellement puissant 😂
        Alors je suis bien d’accord, son style se bonifie avec le temps et j’espère que ça continuera dans ce sens.

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  5. Je pense attendre la suite pour me décider mais le folklore et la relation de l’héroïne m’intéressent beaucoup. C’est le côté classique de l’intrigue qui me rebute un peu ^^!

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  6. J’étais super curieuse d’en apprendre plus sur ce livre croisé récemment en librairie : un nouveau Jay Kristoff à si bas prix ? Il devait forcément s’agir d’une réédition au vue de la popularité de Nevernight ! J’aime énormément la culture asiatique alors ce titre est resté dans un coin de ma tête même si je privilégie Nevernight. En tout cas, si je continues à lire de bons avis sur ce premier tome ainsi que sur les suivants, je risque de craquer 🙂

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    1. Nous sommes d’accord, je pense que la ME profite de l’exposition assez conséquente de l’auteur avec sa saga à succès Nevernight. Le principe ne me dérange pas s’il permet à Jay Kristoff une plus grande visibilité dans nos contrées.
      J’ai beaucoup aimé l’univers ainsi que les personnages de cette saga inspirée du folkore japonais. Malheureusement et jusqu’à présent, je ne la trouve pas aussi travaillée et jouissive que Nevernight. Après il ne s’agit que du premier tome, j’espère vraiment être épaté par la suite 😉

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