Fantasy·Science-fiction

La Guerre du Lotus, tome 2 : Kinslayer de Jay Kristoff

Note : ★★★★☆ — « Quand bien même je regrette à nouveau le manque d’originalité de cette saga, j’ai préféré ce second tome qui semble se rapprocher de ce que j’aime tant en Nevernight. J’ai fortement apprécié l’évolution des personnages ainsi que développement de l’univers de Jay Kristoff dont la tournure bien plus dynamique de l’intrigue m’a captivé. »

Résumé :

Le Shogun fou Yoritomo a été assassiné par la danseuse d’orage Yukiko, et la menace d’une guerre civile plane sur le Shima Imperium. La Guilde du Lotus conspire pour renouveler la dynastie brisée de la nation et écraser simultanément la rébellion croissante… en intronisant un nouveau shogun qui ne désire rien de plus que la mort de Yukiko ! Parallèlement Yukiko et Buruu le puissant tigre de tonnerre ont été propulsés au rang de héros de la rébellion Kagé. Mais Yukiko elle-même reste aveuglée par la colère liée à la mort de son père et sa capacité à entendre les pensées des bêtes menace d’échapper à son contrôle…

Chronique :

Alors que j’ai pu ressentir une certaine banalité dans la construction et l’acheminement du précédent volet, je ne peux que regretter le même constat avec ce second volet. Cependant, il est à noter une nette évolution quant à la plume et au style de Jay Kristoff qui offre une suite intéressante et au réel potentiel.

En effet, le récit dévoilé se démontre bien plus dynamique et détonnant que précédemment. L’action décolle dès les premières page et ne cesse de s’accroître au fil des chapitres. En ce sens, l’auteur apporte un second volume haletant et palpitant à parcourir et ne laisse que très peu de moments de répits à son lecteur. Ainsi, j’ai totalement adhéré et adoré le fond et la forme de ce tome de transition. D’autant plus que ce dernier étoffe et développe grandement son univers inspiré du folklore japonais. J’ai à nouveau été captivé et j’ai pris plaisir à découvrir et à voyager à travers ces nouvelles contrées, fraichement et nouvellement dévoilées. C’est sans le rappeler que j’affirme une fois de plus que le style de Jay Kristoff est une merveille à lire et que graphiquement parlant, c’est encore et toujours un sans faute. Je me suis imaginé de nombreux décors aussi somptueux que brumeux, baignés d’une atmosphère oppressante et suffocante, la faute à un climat environnemental des plus pauvre et pollué qu’il soit. Mieux encore et avec détails, ce dernier apporte une dimension géopolitique aux complots importants à son œuvre et dans laquelle j’ai aimé être pris au piège. De révélations en révélations tout en offrant d’importants retournements de situations, je me suis laissé porter par cette intrigue qui, comme je le disais se dévoile bien plus développée et habilement menée malgré un manque de prise de risque.

Cette franche évolution est aussi notable quant aux personnages de La Guerre du Lotus. Quand bien même Yukiko m’avait déjà convaincu grâce à sa ressemblance avec Mia, j’ai trouvé cette dernière bien plus travaillée et nuancée. Ce juste dosage permet d’en faire un personnage toujours aussi attachant mais bien plus complexe. Cette dernière se dévoilera bien souvent déchirée et égarée depuis le drame vécu à la fin du précédent tome. Cette tragédie permettra à Jay Kristoff de renforcer encore davantage l’étroit lien existant entre notre héroïne et son ami légendaire, Buruu. À nouveau, j’ai été complètement séduit par leur amitié que j’ai trouvé encore plus douce et délicate que par le passé. Cette dernière se dévoile véritablement touchante et poignante d’autant plus qu’elle sera mise à rude épreuve par moments. Bien entendu, notre duo ne manque pas de dynamisme du fait de l’ironie débordante de notre créature. Ce dernier m’a plus d’une fois fait rire grâce à ses remarques acerbes quant à la population humaine. Ne manquant nullement de réalisme, ce personnage permet à l’auteur une certaine critique de notre monde actuel. Fort étonnant et alors que je le trouvais assez mis en retrait dans le précédent tome, cette fois-ci Kin aura une place bien plus importante et révélera son lot de surprises. J’apprécie l’ambiguïté de ce protagoniste que je ne ne suis pas encore totalement parvenu à cerner et la seule chose que je regrette le concernant reste la pseudo romance qu’il entretient avec notre héroïne. Celle-ci n’apporte pas grand chose à l’histoire et se dévoile assez redondante.

En conclusion et même si je regrette à nouveau le manque d’originalité de cette saga, j’ai préféré ce second tome qui semble se rapprocher de ce que j’aime tant en Nevernight. J’ai fortement apprécié l’évolution des personnages ainsi que développement de l’univers de Jay Kristoff dont la tournure bien plus dynamique de l’intrigue m’a captivé.

12 commentaires sur “La Guerre du Lotus, tome 2 : Kinslayer de Jay Kristoff

    1. Je suis content que la plume de l’auteur évolue au fil des tomes pour approcher celle que j’aime tant présentée dans Nevernight.
      Je suis bien d’accord cette réédition est magnifique.

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  1. C’est plutôt positif cette évolution même si ça reste très classique. J’aime voir que l’auteur est capable de faire évoluer ses personnages et le coeur de son histoire comme ça.

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    1. Même si la construction reste essentiellement ordinaire, j’apprécie réellement notre héroïne et sa créature pour être facilement happé dans l’univers de Jay Kristoff. J’espère juste que la conclusion saura me surprendre 😉

      Aimé par 1 personne

  2. Ravie pour toi que l’évolution des personnages t’ait convaincu. Je t’avoue, pour ma part, que ta description du duo me donne très envie ! Il suit un schéma que j’adore et qui me garantit bien souvent une bonne lecture 🙂

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    1. Les personnages et surtout le duo formé de Yukiko et son animal fantastique restent vraiment l’élément que j’apprécie le plus de cette saga ! Pour le reste c’est bon mais beaucoup trop vu et revu 😉

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      1. Avec tout ce qui existe déjà, ça devient de plus en plus difficile de se démarquer d’autant que je pense que certaines maisons d’édition brident les auteurs pour qu’ils se conforment à ce qui se vend. Mais, je te comprends, un peu de nouveauté et d’originalité que diable 🙂

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      2. Je pense surtout que Jay Kristoff n’avait pas encore l’audace et la maturité qu’il a pu acquérir ces dernières années et du coup on lui pardonne facilement ce manque de subtilité.
        Je suis plus qu’impatient de savoir si sa nouvelle sera traduite chez DS.

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