Fantasy

Les Bannis et les Proscrits, tome 5 : L’Etoile de la Sor’cière de James Clemens

Note : ★★★★☆ — « Malgré une narration légèrement plus bancale et moins entrainante qu’à l’accoutumé, James Clemens apporte un point final des plus juste quand bien même l’absence d’audace et d’ambition. Ainsi, j’ai pris un incroyable plaisir à suivre les dernières aventures d’Elena et sa bande de parias à laquelle je me suis plus qu’attaché et que je ne suis pas prêt d’oublier. »


Ce sera bientôt l’ultime combat contre le Seigneur Noir.

Résumé :
Elena la sorcière a regagné l’île de Val’loa où elle espère reconstituer ses forces. C’est alors qu’Harlequin Quail entre en scène, un petit homme en costume de bouffon qui se prétend espion. Il revient tout juste de la forteresse de Noircastel où subsisterait l’un des portails du Weir, le plus puissant, avec lequel, dans une lune à peine, le Seigneur Noir instaurera un règne maléfique. Elena et la puissante magie du Journal Sanglant peuvent encore l’arrêter, mais Noircastel est un bastion impénétrable, et seul le Seigneur Noir sait où le portail est caché.
Traqués par les sbires de l’ennemi, menacés par un traître dans leurs rangs, Elena et ses courageux compagnons vont tenter d’achever une quête désespérée. En route, de nombreuses questions trouveront leur réponse, maintes illusions voleront en éclats et les liens de la magie et de l’amour seront éprouvés jusqu’au point de rupture…

Chronique :
Suite à l’avant dernier volet plus que renversant, je n’ai pas eu envie d’entrecouper mes lectures et me suis directement plongé dans la suite des aventures d’Elena et ses nombreux compagnons de route. Malheureusement et quand bien même j’ai apprécié cet ultime épisode, ce dernier m’a semblé manquer de panache et d’audace en comparaison de ce que nous a précédemment offert James Clemens.

En effet et pour la première fois, j’ai ressenti certaines longueurs dans le déroulement de l’intrigue. Sans pour autant manquer de piment, L’Étoile de la Sor’cière manque parfois cruellement d’action et de punch. Je ne suis pas habitué à ce que l’auteur s’attarde tant et cela m’a parfois dérangé et freiné dans mon immersion. D’autant plus que certains retournements de situations ou d’autres révélations ne m’ont pas semblé à la hauteur de toutes les promesses laissées présager dans ses précédents écrits même si ce dernier le laisse aucune question en suspend. Ainsi et quand bien même j’ai apprécié découvrir la conclusion de cette série, cette dernière se démontre réussie mais souffre d’un manque d’apothéose et se dévoile peu spectaculaire et fortement linéaire. James Clemens semble alors prendre que trop peu de risques et après avoir fait braver tant et tant de dangers à ses personnages, je m’attendais à une finalité épique et bouleversante et ce ne fut pas tout fait le cas. Ce dernier suit le schéma traditionnel du genre et seule la poésie de sa conclusion sauve la donne. Indéniablement, le titre de ce dernier volume est des plus évocateur et pourtant je ne m’attendais pas à autant de poésie et encore moins à de magie. Celle-ci baigne et immonde totalement l’univers de l’auteur et se veut d’une puissance renversante. C’est pourquoi, en réalité et avec quelques passages réduits, je suis certain que ma lecture aurait été bien moins monotone et toute aussi excellente.

Néanmoins et peu importe ces légers manques, je suis plus que triste de devoir faire mes adieux aux attachants et éloquents personnages composant cette palpitante et magistrale épopée. L’auteur mise bien plus sur ces derniers que sur son intrigue et cela se ressent totalement. Ainsi, chacun se dessine à son apogée dans cet épisode et tous auront le droit à leur propre conclusion même si, au vu de leur toujours plus important nombre, certains traitement peuvent sembler manquer de profondeur. Néanmoins et en ce qui concerne les personnages principaux, j’ai adoré les choix réalisé par James Clemens quant  à Elena et Joach, tant chacun d’eux s’est à nouveau vu mis à nu lors de cette ultime bataille. Ces protagonistes centraux brillaient déjà grâce à leur construction ainsi que leur profondeur et j’en ai été encore davantage saisi par leur complexité et leur moralité durement mis à l’épreuve. Mieux encore, l’auteur boucle la boucle avec réussite et brio en apportant toutes les réponses à nos questions. Les identités encore secrètes sont dévoilées et j’ai été surpris de découvrir qui se cachait derrière l’auteur de ces livres interdits. Finalement, ce dernier laisse des pistes dans chacune de ses œuvres et bien que plus qu’évident, j’ai réussi à me faire surprendre par ce choix plus que certain.

Enfin et malgré une narration légèrement plus bancale et moins entrainante qu’à l’accoutumé, James Clemens apporte un point final des plus juste quand bien même l’absence d’audace et d’ambition. Ainsi, j’ai pris un incroyable plaisir à suivre les dernières aventures d’Elena et sa bande de parias à laquelle je me suis plus qu’attaché et que je ne suis pas prêt d’oublier.

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