Historique

La Sorcière, le Forgeron et les Cathédrales d’Aurore Dandoy

Note : ★★★★★ — « Avec ses inspirations à la Ken Follett, Aurore Dandoy offre une première œuvre aussi passionnante que palpitante et dévoile les mystères entourant la guilde des Templiers avec richesse et maîtrise. Porté par des personnages débordant de profondeur et de finesse ainsi que par une plume fluide et percutante, La Sorcière, le Forgeron et les Cathédrales m’a captivé de la première à la dernière page qui me laisse frustré tant j’aurais pu continuer pendant bien des heures cette riche et éloquente lecture. »


Un amour contrarié entre Isabeau, une femme intelligente, belle et rebelle et Kirian, un compagnon forgeron, entraînés malgré eux dans une histoire de corruption sur les chantiers des cathédrales

Résumé :
Janvier 1286, Kirian, compagnon forgeron, assiste au sacre du roi Philippe IV à Reims. Parti de Vaufleury six plus tôt, son village natal où femme et enfants l’attendent, il fait appel aux chevaliers Templiers pour transporter son pécule sur les dangereuses routes de France. A Vaufleury, Isabeau, veuve, vit seule dans sa ferme. Guérisseuse, elle se complait dans cette vie libre et autonome jusqu’à ce jour d’octobre 1286 où Kirian, blessé, traqué et désabusé s’écroule sur le pas de sa chaumine. Sa vie devient alors une route sinueuse dont chaque péripétie semble la conduire au bûcher ou à la fuite.

Chronique :
Rien qu’avec son titre qui peut largement faire office de résumé, j’ai de suite été attiré par le premier roman d’Aurore Dandoy. Prometteur et intrigant, je ne m’attendais pas à vivre une aventure aussi trépidante et à découvrir une œuvre aussi riche et maitrisée historiquement parlant et je suis ravi de ma découverte et rencontre.

Sur fond d’un amour impossible entre deux êtres, Isabeau et Kirian, l’auteure couvre la période prospère de l’ordre des Templiers dans laquelle j’ai adoré me baigner et m’imprégner quelques instants. Fortement inspiré du maître du genre, Ken Follett dans sa construction, La Sorcière, le Forgeron et les Cathédrales s’est dévoilé une délicieuse et savoureuse lecture. Remonter les traces du passé en compagnie du pertinent style et de l’envoûtante plume d’Aurore Dandoy m’a plus que séduit et totalement convaincu tant j’ai vécu un véritable ascenseur émotionnel à l’aide de ces derniers. Il faut dire que ce roman n’est pas seulement une œuvre historique mais est aussi une touchante histoire d’amour, un palpitant complot mené d’une plume de fer ainsi qu’une pertinente critique de la société patriarcale de l’époque.

En effet, depuis son enfance, Isabeau se dessine une femme forte, cultivée et indépendante. Cette dernière s’est donnée charnellement à son amour d’enfance Kirian alors que ce dernier s’est vu dans l’obligation paternelle d’épouser une autre demoiselle. Bien que brisée, cette dernière épousera un autre habitant et se retrouvera bien vite veuve. Décidée à ne pas se remarier pour ne pas avoir à subir l’autorité maritale, notre jeune demoiselle soulèvera bien des soupçons à son égard de part sa maîtrise secrète de la lecture et quant à ses nombreux dons, dont celui de guérisseuse. Malgré sa bonté pure et son altruisme sincère à l’égard de ses citoyens que cette dernière soignera sans craindre de se compromettre, certains ne verront pas de bonne augure cette indépendance et sa force de conviction en ces temps anciens où la femme n’avait guerre le droit à ces privilèges. Bien rapidement, Isabeau sera soupçonnée à mi mots de sorcellerie et de conjuration par ses congénères. Le retour soudain et précipité en sa demeure de Kirian, blessé à la suite de mauvaises rencontres lors de son périple afin de devenir le nouveau maitre forgeron du village, précipitera sa mise au pugilat. Ainsi, démarre alors un véritable jeu de piste, aussi sombre que dangereux et aussi palpitant que passionnant.
Ainsi et n’ayant que très peu de connaissance envers la célèbre guilde secrète des Templiers – excepté les notions évoquées grâce à la franchise de jeu vidéos Assassin’s Creed que j’affectionne particulièrement – j’ai été ravi de mon incursion en sein. Cette ancestrale et mystérieuse hiérarchie s’est dévoilée aussi intrigante que palpitante à découvrir et je ne m’attendais pas à vivre une telle aventure. Mieux encore, Aurore Dandoy parvient avec aisance et pertinence à accrocher son lecteur sans le noyer sous de détails fastidieux. Le résultat se dévoile ainsi épuré mais riche, éloquent et accrochant. Pour un premier écrit aussi chevaleresque et généreux, j’ai ressenti tout le travail de recherches effectué par cette dernière ainsi que sa grande maîtrise de l’ordre dévoilé. Ainsi, l’intrigue m’a semblé des plus savoureuse et j’avoue que je n’aurais pas été contre quelques centaines de pages en plus tant son œuvre se dévore avec intérêt et avidité. C’est pourquoi, j’admets avoir trouvé la finalité assez précipitée et, pour ma part, un second volet n’aurait pas été de refus.

Il faut dire que je me suis totalement attaché aux personnages dévoilés. Ces derniers se veulent merveilleusement construits et d’une véritable profondeur. Cette finesse dans l’élaboration et la psychologie de ces derniers est si palpable que j’ai littéralement vibré en leur compagnie. Cette attache et mon affecte m’ont tout simplement subjugué et c’est avec investissement et intérêt que j’ai suivi la destiné de nos deux comparses ainsi que celles de leurs compagnons de route. A tel point que tout un panel d’émotions m’a envahi allant de l’empathie à l’incompréhension et ce, jusqu’à la colère parfois. Les portraits dépeints débordent d’humanité et exacerbent fortement les nombreux et variés sentiments que j’ai pu ressentir. D’autant plus et bien que centré sur les puissants lien alliant Isabeau et Kirian, Aurore Dandoy n’en oublie pas pour autant les protagonistes secondaires qui se dessinent aussi pertinents que leurs comparses. Finalement et qu’il s’agisse de Jeanne, la fille de Kirian ou bien d’Hubert son ami rencontré sur un des quelques chantiers de cathédrales qu’il a foulé, ceux-ci prennent une part considérable à l’avancée de l’intrigue et servent avec habilité celle-ci. Cependant et malgré tout mon adoration pour cette merveilleuse galerie, Isabeau est le personnage qui m’a le plus profondément touché et marqué tant je suis certain que cette dernière se dévoile le symbole de toute une génération de femmes marquées et opprimées par la société dominée par le pouvoir ecclésiastique et patriarcale de l’époque.

Avec ses inspirations à la Ken Follett, Aurore Dandoy offre une première œuvre aussi passionnante que palpitante et dévoile les mystères entourant la guilde des Templiers avec richesse et maîtrise. Porté par des personnages débordant de profondeur et de finesse ainsi que par une plume fluide et percutante, La Sorcière, le Forgeron et les Cathédrales m’a captivé de la première à la dernière page qui me laisse frustré tant j’aurais pu continuer pendant bien des heures cette riche et éloquente lecture.

17 commentaires sur “La Sorcière, le Forgeron et les Cathédrales d’Aurore Dandoy

  1. Bon, ben je sais ce qu’il me reste à faire… Cela ne va pas arranger ni ma PAL, ni mon porte-monnaie 😂
    Merci pour ce partage, j’attendais ton avis avec impatience !

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    1. Je n’arrive même pas à être désolé tant je serais ravi que ce roman soit dans le plus grand nombre de mains possible !
      Vraiment, j’ai retrouvé tout ce que j’aime dans ce genre littéraire et j’en suis sorti frustré tant je l’ai trop vite dévoré.

      Aimé par 1 personne

  2. Un livre que j’ajoute à ma liste d’envie ! Un article qui m’a convaincu à 100% même si au niveau des templiers je n’ai que de maigres connaissances (qui me vient de la série de jeux que tu as cité !).

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    1. Tu m’en vois ravi tant cette aventure m’a captivé ! J’ai adoré remonter le temps en compagnie d’Aurore Dandoy qui, j’espère, continuera de publier de merveilleux œuvres comme celle-ci.

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