Romance

Campus Drivers, tome 1 : Supermad de C. S. Quill

Note : ★★★★★ — « Sans révolutionner le genre, C. S. Quill dévoile un premier volet totalement addictif qui se dévore sans fin. Ainsi, avec simplicité et légèreté mais néanmoins efficacité, cette dernière dresse une pertinente et réussie romance qui m’aura fait vivre de vives et fortes émotions grâce à ses profonds et attachants personnages dont l’alchimie m’a émerveillé. »


« Tu es intolérant à la tristesse du moment que tu l’estimes inutile. Mais les autres ont le droit de souffrir aussi. Même à cause d’un coeur brisé. »

Résumé :
L’année universitaire qui débute promet d’être radieuse pour Lane O’Neill. Campus Drivers, l’application qu’il a fondée avec ses meilleurs amis, cartonne. Le concept est simple : jouer les taxis pour étudiant, au volant de voitures de collection. Les filles en raffolent, et les quatre chauffeurs ont à coeur de ne jamais décevoir leur clientèle.
Lane n’a qu’un seul défaut aux yeux de la gent féminine : il ne s’attache pas. Jamais. Dès qu’il pousse la porte de chez lui, il aspire à ce qu’on lui fiche la paix.
Alors comment se retrouve t-il à héberger Lois Hogan, la fille que son voisin vient de larguer ?

Chronique :
Je pense qu’il est inutile que je vous présente cette saga à succès dont j’attendais la sortie en poche avec grande impatience afin de découvrir à mon tour ce phénomène. Étrangement et au vu des nombreux élogieux et éloquents avis que j’ai pu et que je vois encore passer sur cette dernière, je redoutais d’avoir mis la barre bien haut et c’est grâce au quelques échanges réalisés avec Tachan que je me suis enfin décidé et je dois dire que je la remercie tant ce premier volet m’a fort satisfait et surtout fort bousculé.

En effet et n’ayant lu que très peu de romances, j’ai comme référence ma première découverte, After d’Anna Todd que j’ai adoré et dévoré n’en déplaise. C’est pourquoi que je me considère assez bon public et que je partais assurément  gagnant. Pour autant, je ne m’attendais pas à être autant saisi, captivé et bien au-delà, marqué par cette lecture. Étrangement et tout en dévoilant une histoire plus que classique et souvent remplie de clichée, C. S. Quil est parvenue à tisser une histoire prenante dont le doux et lent rythme m’a permis de vivre de fortes émotions et ce jusqu’à la dernière page que j’ai tourné le cœur lourd tant j’ai vibré. C’est réellement inconsciemment et sur la durée que c’est produit mon immersion et mon affection envers cette touchante et palpitante romance. En effet, lors des premiers chapitres et même si j’appréciais ma découverte, je ne pensais pas palpiter davantage. Ainsi, j’ai adoré que l’auteure prenne le temps nécessaire pour poser son cadre, mais aussi pour construire son intrigue ainsi que ses personnages puis pour offrir au lecteur une merveilleuse et plus que réussie romance. En évoquant ce cadre, je dois bien admettre être friand des histoires dont les décors se dépeignent au sein d’une faculté et de son campus et alors que je craignais un sentiment de déjà-vu, cette dernière parvient aisément à tirer son épingle du jeu en plaçant son histoire majoritairement à l’extérieur de celui-ci et grâce à l’invention de son application dédiée au Campus Drivers. Bien que présentée succinctement, l’idée de ces bourreaux des cœurs faisant office de pilote m’a plus d’une fois fait sourire et amusé.
Ce divertissement est d’ailleurs l’un des points forts de ce volet tant il se démontre divertissant du fait que C. S. Quill enchaine les situations romanesques improbables et cocasses à la perfection. Ne dit-on pas d’ailleurs que plus c’est gros, plus ça passe ? Ce fut indéniablement le cas avec cette lecture. Sans pour autant être une caricature, cette dernière parsème allègrement son écrit de véritables clichés du genre que j’ai aimé retrouver grâce à sa plume et à son style hautement efficaces et purement addictifs. En effet, ceux-ci se dévoilent d’une légèreté à toute épreuve et m’ont permis de passer un moment d’insouciance et sans prise de tête salvateur. Ce n’est pas de la haute littérature et c’est tant mieux car Supermad rempli son job et permet une véritable détente. Néanmoins sa dimension aérienne ne catégorise absolument pas ce roman et j’ai été surpris de découvrir d’émouvants et puissants passages qui m’ont bien souvent laissé le cœur en miettes. Ce contraste saisissant, alliant humour et émotions, est parfaitement réussi grâce à la finesse et la justesse de la plume de l’auteure. Cette dernière nous berce avec douceur et je me suis laissé abusé par celle-ci.

Bien entendu, je n’aurais pu éprouver autant d’émotions sans toute l’affection et l’attachement que j’ai ressenti pour les personnages peuplant ce chapitre dont j’ai adoré leurs découvertes ainsi que leurs constructions. Aussi ordinaires et classiques sont-ils, chacun s’est dévoilé d’une incroyable justesse et des plus touchant. A commencer par Lois, cette pauvre âme en peine, qui se retrouve par mésaventure en colocation chez Lane. J’ai adoré toute l’innocence et la légère naïveté de ce personnage fortement attachant et empathique. Dès les premières pages, C. S. Quill réussit à apporter une dimension des plus humaine à son héroïne dont j’ai été fort sensible et dont je me suis délecté sans vergogne. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à avoir été séduit par cette nouvelle venue et malgré la charge qu’elle représente pour Lane, l’alpha sombre et torturé ne se fera que peu prier pour la prendre sous on aile. Ainsi débute alors une rythmée et délicieuse mélodie de je t’aime moi non plus dont l’issue finale ne laisse aucun doute mais qui pour autant, n’en demeure pas moins pertinente et attrayante à découvrir. Mieux encore, l’auteure fait le choix de dévoiler les points de vue respectifs de ce duo explosif ce qui lui permet de dévoiler tous les tenants et les aboutissants de leur relation tout en apportant une certaine dynamique à son œuvre. D’autant plus que ce procédé m’a permis de découvrir chaque protagoniste dans son intégralité. Ainsi, j’ai apprécier découvrir la fine psychologie et les profonds sentiments de ces deux êtres que tout oppose et qui pourtant se découvriront et à se dompteront devant les yeux du lecteur. C’est donc avec intérêt que j’ai suivi la naissance ainsi que l’évolution de cette relation aussi cocasse que sombre et aussi émouvante que pertinente qui m’aura fait vivre de véritables montagnes russes. Il faut dire qu’une véritable alchimie se créer entre ces derniers et que celle-ci est si parfaitement retranscrite qu’elle m’a semblé quasiment palpable.
Par ailleurs et saga oblige, l’auteure dévoile énormément d’autres protagonistes dont les différents membres des Campus Drivers et j’avoue que malgré un allèchent aperçu, je reste songeur quant à mon futur ressenti les concernant tant j’ai adoré ce premier coupe dont j’espère déjà recroiser le chemin. Tout comme d’autres me manqueront comme les soeurs jumelles d’un certain âge qui malgré leurs trop courtes apparitions m’ont régalé grâce à leur comportement complètement loufoque et décalé.

Enfin et sans révolutionner le genre, C. S. Quill dévoile un premier volet totalement addictif qui se dévore sans fin. Ainsi, avec simplicité et légèreté mais néanmoins efficacité, cette dernière dresse une pertinente et réussie romance qui m’aura fait vivre de vives et fortes émotions grâce à ses profonds et attachants personnages dont l’alchimie m’a émerveillé.

Cette lecture a été réalisée à l’occasion du Cold Winter Challenge 2021 : Cocooning hivernal  – Catégorie Marrons glacés.

11 commentaires sur “Campus Drivers, tome 1 : Supermad de C. S. Quill

  1. Ah là là, j’ai tellement aimé cette saga ❤ J’ai adoré ce premier tome mais c’est le deuxième qui a le plus fait vibrer mon cœur. J’espère que tu l’aimeras également même si je comprends ta retenue. Cela va être dur de ne pas comparer et de passer après cette romance que tu as tant aimé. Mets peut-être un peu de temps entre les deux lectures.

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    1. Je comprends tout l’engouement autour de celle-ci vu mon appréciation pour ce premier volet. Je suis rassuré par ton commentaire et ton avis sur le volet suivant qui j’espère me ravira tout autant. Concernant l’espacement entre les deux lectures, c’est ce que j’ai fait en glissant un petit classique entre les deux 😉

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  2. Trop contente de t’avoir poussé à le lire et que tu aies tant aimé. J’ai dévoré ce premier tome pour les mêmes raisons que toi notamment la construction des personnages et cette belle camaraderie.
    Je comprends ton appréhension pour le tome 2 que j’ai lu mais un chouïa moins aimé car dur de faire aussi bien que Loïs et Lane.
    Après je vois que tu parles d’After, pour moi, niveau qualité d’écriture de l’histoire CD est loin devant et si tu veux des reco en New Romance, mes must sont Fangirl et Maybe Someday, j’ai aussi beaucoup aimé les Sinners, les All Saints (le spin off) et les Marked men 😉

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    1. Je t’en remercie encore et il me tarde découvrir ton avis (qui ne devrait plus tarder je pense) !
      Je tente de me préparer psychologiquement et j’essaie de m’effacer cet attachant duo pour profiter un maximum de ce second volet que je lirai après ma lecture en cours.

      Concernant After, il faudrait vraiment que je tente une relecture car de souvenirs j’ai adoré la plume d’Anna Todd et je me souviens avoir enchainé les tomes. Pour tes recommandations, je ne peux qu’approuver Maybe Someday qui a su me toucher grâce au sujet traité. Je devrais d’ailleurs le relire et publier mon ancienne chronique à l’occasion 😉 Je te remercie pour les autres que je ne connais que de nom. Il faudrait surtout que je me procure Off-Campus car j’ai les premiers volets de son spin-off dans ma PAL !

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      1. Tu as bien deviné, je vais en parler dès mardi ^^
        Oui, je sais que toi, t’avais adoré la plume d’Anna Todd, alors que moi je l’avais trouvé banale, pour ne pas dire trop vulgaire et vu que j’avais bloqué sur les héros que je trouvais tête à claque, je n’ai pas réussi à dépasser ça pour voir la saga autrement ><

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      2. Et bien vivement mardi dans ce cas 😉
        Concernant la vulgarité et les nombreux scènes de sexe, j’avoue qu’après le premier tome, je passais ces passages qui semblaient sans grand intérêt. J’avoue qu’à la différence, C. S. Quill n’en livre que très peu mais d’une forte et poignante manière.

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  3. Je dois avoir louper quelque chose! Je l’avais commencé à sa sortie et abandonner aussi rapidement. N’ayant pas du tout accroché. Mais suite à ton avis et celui de Tachan peut être que je devrais lui redonner une chance.

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    1. Si ça peut te rassurer, c’est vraiment sur la durée que la magie a opéré. Au début et bien que j’appréciais cette lecture, je ne pensais pas autant vibré autant que j’ai pu le faire avec la dernière moitié de ce premier volet 😉

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