Chroniques de Steven·Contemporaine

La saga des Cazalet, tome 1 : Étés anglais d’Elizabeth Jane Howard

Note : ★★★★☆ — « Finalement et alors que je ne m’y attendais pas, j’ai été totalement séduit par ce premier volet et je me suis fortement attaché à cette fresque familiale. Pour autant que l’action ne prime pas, je me suis laissé guider par la délicate plume d’Elizabeth Jane Howard et par son style accrocheur qui m’ont totalement happé. Ainsi, avec fraicheur et légèreté l’auteure parvient a captiver son lectorat. »


« Rien d’ornemental ou de complaisant chez Elizabeth Jane Howard. De la concision, de l’élégance, de l’esprit. »

Florence Noiville – Le Monde

Résumé :
Juillet 1937. A Home Place, au coeur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l’arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Où dormira Clary, adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle-mère ? Quelle robe portera Villy, ancienne ballerine désormais mère au foyer ? Polly, terrorisée à l’idée qu’une guerre éclate, s’entendra-t-elle avec sa cousine Louise qui rêve de devenir actrice ? Rachel, la seule fille de la Duche, trouvera-t-elle un moment pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid ? Non-dits, chamailleries, profonds chagrins¿ Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu’elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute-puissance – ou l’impuissance – des hommes. L’été regorge d’incertitudes mais, sans l’ombre d’un doute, une nouvelle guerre approche : entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, il faudra inventorier lits de camp et masques à gaz.

Chronique :
C’est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur ce roman lors de ma visite en librairie. Et le moins que l’on puisse dire c’est que celui-ci fait souvent bien les choses car j’ai découvert un roman doux et plaisant à lire malgré un certain manque d’action.

La famille étant le sujet phare de cette saga, il ne s’y passe quasiment rien excepté les petits aléas et autres tracas de la vie rythmant leur quotidien. Sans réel fil conducteur, je me suis laissé bercer par ces nombreuses banalités et je me suis finalement senti attaché et parfaitement intégré à cette tribu. Il n’est pas difficile de parvenir à s’identifier étant donné la multitude de personnages présentée par Elizabeth Jane Howard. Entre les aristocrates et leurs domestiques mon cœur balance. Cependant, il m’a fallut beaucoup d’efforts pour parvenir à identifier chacun tellement ils sont nombreux. Pour autant, aucun personnage n’est secondaire à la trame de ce premier volet. Qu’il s’agisse des adultes ou des enfants, chacun détient un rôle clef et est travaillé avec réalisme. De plus, la dimension psychologie de chacun est mise en avant et j’ai vraiment apprécié les connaître dans les moindres détails à travers leurs différentes réflexions qui se sont démontrées simples et profondes à la fois.

C’est la tout le paradoxe de ce roman. Malgré son aspect flegmatique, j’ai ressenti tout au long de ma lecture la tension croître. Il faut dire qu’à l’aube de la seconde guerre mondiale, les incertitudes planent totalement et j’ai aimé découvrir les diverses craintes et autres appréhensions de chacun face à cette période. Cela a permis de maintenir mon éveil tout du long. Sans m’en rendre totalement compte, j’ai eu l’impression de vivre cette période à travers chacun d’eux.

Il faut dire que la plume d’Elizabeth Jane Howard est faite pour ce registre. Sans pour autant être totalement facile à lire, c’est avec une extrême douceur et une certaine légèreté que cette dernière nous compte son histoire. J’ai trouvé sa plume séduisante à souhait. Sans entrer dans les moindres détails, l’auteure dresse malgré tout et avec parcimonie un cadre totalement visuel et enchanteur à lire. Je me suis imaginé chaque lieu et paysage foulé par ses personnages. De plus et malgré son rythme lent, ce roman s’est avéré totalement addictif. Une fois au plein cœur de celui-ci et sans réellement comprendre pourquoi, je ne pouvais totalement m’en échapper.

Finalement et alors que je ne m’y attendais pas, j’ai été totalement séduit par ce premier volet et je me suis fortement attaché à cette fresque familiale. Pour autant que l’action ne prime pas, je me suis laissé guider par la délicate plume d’Elizabeth Jane Howard et par son style accrocheur qui m’ont totalement happé. Ainsi, avec fraicheur et légèreté l’auteure parvient a captiver son lectorat.

2 commentaires sur “La saga des Cazalet, tome 1 : Étés anglais d’Elizabeth Jane Howard

    1. Si tu aimes l’univers et les codes british à souhait, tu ne pourras qu’adorer ce premier tome ! J’ai hâte de découvrir la suite de cette attachante famille et leurs comparses.

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